Un Héritage de Valeurs

Depuis 1836

L’installation à Bergheim

Au moment de la guerre de Trente ans, les Lorentz n’habitent pas encore à Bergheim, mais dans la commune de Ribeauvillé. Michel Lorentz, Aubergiste « A la Fleur » y reçoit le droit de bourgeoisie. Adam Lorentz (1667-1744) y exerce le métier de gourmet. Enfin, Michel Lorentz est cité comme tonnelier en 1725.

Une branche de la Famille Lorentz s’établit à Bergheim suite au mariage en 1748 de Jean-Georges Lorentz, vigneron et maréchal ferrant.

Son fils, Pierre Lorentz, épouse la petite fille du bourgmestre de l’époque (Nicolas Schmitt). Les fonctions de Pierre Lorentz dans la magistrature suscitent quelques rancunes et ne le mettent point à l’abri d’actes malveillants : c’est ainsi que 160 pieds de ses vignes sont coupés les uns à ras, les autres à 20cm (un pied).

La dynastie poursuit son ascension avec Jacques Lorentz né en 1798 et Charles Lorentz né en 1836. Et le ban de Bergheim ne cesse de s’étendre passant ainsi de 329ha en 1836 à près de 400ha en 1893.

Au Temps du Reichland

Né le 2 juin 1869, peu de temps avant l’annexion de l’Alsace à l’empire Allemand, Gustave Lorentz père donne une vigoureuse impulsion à l’entreprise familiale. Mais les temps sont difficiles : une série de mauvaises vendanges décourage les vignerons. Surtout, les vins d’Alsace servent de vins de base pour l’assemblage avec les vins allemands. Le vignoble s’altère par l’apparition en 1905 du phylloxera. C’est dans ce contexte difficile que naît Charles Lorentz père, le 23 mai 1903.

Un Capitaine d’Exception : Charles fils

C’est après la seconde guerre mondiale que Charles Lorentz fils (né en 1934) développe l’entreprise familiale en rachetant les affaires de plusieurs domaines, bénéficiant ainsi de meilleures installations.

Lorsque Charles Lorentz laisse les rênes de l’exploitation à son fils Georges en 1995, le domaine compte 32ha et achète des raisins produits sur 120 hectares du terroir de Bergheim.

19ème et 20ème siècle, Pionniers Passionnés

La passion du métier a poussé Charles LORENTZ Père à miser sur l’excellence, en développant son vignoble sur le coteau de l’ALTENBERG DE BERGHEIM.

Depuis toujours, les vendanges issues de ces coteaux au potentiel exceptionnel sont vinifiées séparément. Ainsi Riesling, Pinot-Gris, Gewurztraminer et autres Muscat originaires de cet Altenberg expriment de millésime en millésime le caractère unique de ce terroir. Le fruit de cette persévérante obstination, sera le classement suprême de ce vignoble au rang de Grand Cru en 1983.

Le second des Grands Crus en propriété, plus modeste en superficie, est le KANZLERBERG. Riche héritier d’une longue histoire liée à celle des Chevaliers de St Jean et de l’Ordre des Templiers, il permet, sur son sol marno-gypseux, de faire s’exprimer au plus juste, la complexe finesse du Riesling, et plus récemment du Pinot-Gris.

Nous avons compris, pour votre plaisir, que ces vins d’exception sont, avant tout, des vins de grande garde, ne dévoilant leur immense potentiel qu’après certaines années de repos.

Selon ces mêmes règles, nos différents terroirs de Bergheim impriment une forte personnalité aux cinq cépages de notre gamme « Cuvée Particulière » : Riesling, Muscat, Pinot-Gris, Gewurztraminer et Pinot Noir, qui sont les résultats d’un souci permanent d’adéquation du cépage au sol et au climat.

Ce même souci sera le nôtre dans la sélection plus variétale, en faisant apparaître au mieux la personnalité de tous nos cépages dans les gammes de nos vins de « Réserve » et « Millésimé ».

C’est par cette expérience, plus que séculaire, que nous nous efforçons à faire s’exprimer au mieux nos cépages sur notre géologie unique. Mais aussi selon les millésimes, à dépasser les limites en prenant le risque de sacrifier une partie de nos raisins les plus mûrs, aux aléas d’une météo incontournable. Quand la nature se montre clémente, elle nous offrira alors la possibilité d’obtenir de belles « Vendanges Tardives » et de façon plus concentrée encore, nos rares « Sélection de Grains Nobles », vendangées après des tris successifs lorsque les raisins sont atteints de pourriture noble (botrytis cinerea).

21ème siècle, la reconversion en BIO

Une Ethique, la Qualité

Cela commence par la vigne avec un souci d’adaptation des cépages au terroir, mais aussi la maîtrise des rendements, un respect total du végétal et de son environnement. « L’essence de nos vins est le fruit de l’intime relation entre cépage, terroir et climat »

Culture Biologique

Après de longues années en culture raisonnée, nous avons fait le choix de la reconversion en culture Biologique en 2009. De ces ceps de vignes naîtra chaque année un raisin propre à engendrer un vin à forte personnalité.

En cave, chaque cépage, chaque millésime, chaque dénomination et chaque appellation particulière seront traités avec exigence et celle-ci se poursuivra même jusqu’aux technologies mises à son service :

Respect de la biodiversité : préservation de la faune auxilliaire par des pratiques plus douces afin que le vignoble s’intègre dans l’écosystème (haies, confusion sexuelle, plantes mélifères…)

Respect du sol : avoir un bon équilibre et une vie du sol. Biodiversité au niveau des plantes et des micro-organismes.

Respect de la vigne : entretien du végétal et de son enracinement pour qu’il puise tous les minéraux nécessaire à son développement.

Respect du raisin : pressurage en raisins entiers sur pressoirs pneumatiques.

Respect du moût : sédimentation : une méthode naturelle pour le débarrasser de ses impuretés avant fermentation.

Respect de l’intégrité de l’alchimie de la fermentation alcoolique : un contrôle en douceur grâce à la thermorégulation.

Respect du vin : clarification par filtration tangentielle afin de ne pas abîmer les constituants du vin.

Respect du produit : choix des éléments de conditionnement les mieux adaptés à nos vins, pour en assurer leur évolution optimale.

Ainsi, de la vigne aux foudres et jusqu’à nos bouteilles, nous nous emploierons à vous restituer au mieux l’image la plus fidèle de nos cépages, terroirs et millésimes